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CAROTTÉ LIVRE SON DEUXIÈME ALBUM

Rédactrice en chef Nathacha Gilbert
Interviewé Carotté
Crédit photo Courtoisie Jessy Fuchs
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« Dansons un quadrille avant de passer au cash » maintenant disponible partout

SI VOUS ÊTES COMME MOI, VOUS ÊTES FAN DE GROUPES TELS QUE BODH’AKTAN ET LES COWBOYS FRINGANTS. QUAND ON M’A PROPOSÉ UNE ENTREVUE AVEC CAROTTÉ, JE ME DISAIS : « KOSSÉ ÇA? » PIS LE COUP DE CŒUR A ÉTÉ INSTANTANÉ! AVEC LE FROID QUI SE FAIT DE PLUS EN PLUS PRÉSENT ET LES FLOCONS QUI COMMENCENT À TOMBER, ÇA M’A SUFFI À ME METTRE DANS L’AMBIANCE.

CAROTTÉ SORT SON DEUXIÈME ALBUM LE 2 NOVEMBRE ET ON A DÉCIDÉ D’EN APPRENDRE DAVANTAGE SUR CE BAND DE NEUVILLE (T’SAIS, LE BLÉ D’INDE LÀ…). ENTRETIEN AVEC MAX, LE BATTEUR DU GROUPE.

LE BAND EST NOTAMMENT COMPOSÉ DE MÉDÉ À LA GUITARE, DE SIMON À LA BASSE, D’ÉTIENNE AU VIOLON, D’ÉRIC AU CHANT, DE MAX À LA BATTERIE ET DE MANU AU BANJO.

Max, comment on se sent quand on est à l’aube de lancer son deuxième album studio? On doit être pas mal fébrile, non? Ouais, mets-en! C’est toujours un feeling bien spécial.  On est fébriles, on a hâte d’avoir les commentaires des gens et, surtout, on a hâte d’aller jouer ces chansons-là un peu partout. L’album est disponible à partir du 2 novembre.

J’aimerais qu’on parle un peu de la production et de la réalisation de Dansons un quadrille avant de passer au cash. Comment ça s’est passé? On a enregistré l’album à Saint-Zénon, au Wild Studio, en mars dernier. Dix jours dans le bois ensemble à faire de la musique et rien d’autre. Le Wild, c’est le plus bel endroit au Québec pour faire et créer de la musique. On a utilisé la même recette que pour le premier album. Même endroit, même réalisateur (Vincent Peake) et même ingénieur (Pierre Rémillard). Quand ta sauce à spaghetti est sur la coche, tu serais fou de changer un ingrédient.

Est-ce qu’on se fixe des attentes quand on est sur le point de lancer un album? Il faut avoir des attentes, c’est simplement important de relativiser celles-ci. Le but premier, c’est que la musique voyage, qu’elle soit appréciée et que les gens suivent en spectacle. Après ça, ce que l’industrie, les radios ou le pape en pensent, on n’a guère de contrôle là-dessus et on s’en soucie peu. On fait ça avant tout pour le plaisir. Ce n’est pas comme si on dépendait de ça pour payer notre loyer… La musique, c’est notre passion, mais notre travail. « Punk rock is not a job » pour reprendre un dicton d’amis.

Ça fait trois ans que votre premier album a vu le jour, Punklore et Trashdition. Je dois dire que je ne connaissais pas du tout votre groupe et j’ai trouvé ça très rafraîchissant et entraînant… mais surtout j’ai maintenant une grosse passion pour vos jeux de mots incroyables! Première question quiz : c’est qui le génie derrière ces noms magiques? (Rires) En fait, ce sont deux « génies ». C’est Éric et Étienne. Encore aujourd’hui, même nous on trouve ça encore excellent comme titres. Pour un premier album d’un groupe inconnu de tous, il n’y avait pas de meilleure façon de présenter et de décrire notre style!

Comment a été la réception de votre premier album? Très bien. À lire et à entendre les critiques qu’il y a eues des médias, de l’industrie et des gens qui sont venus aux shows, c’est très motivant de poursuivre. On espérait que ça marche, c’est sûr. Tu ne fais pas ça pour te planter. On n’avait toutefois pas imaginé que ça serait aussi fort. On a donné plus de 100 spectacles avec cet album, tout autant d’entrevues et on doit maintenant aller en réimpression, car tout a été vendu.

Comment vous décririez le passage entre le premier opus et celui qui sort ces jours-ci? Il n’y a pas vraiment de passage, on a gardé exactement la même route, le même esprit. Carotté, c’est fait par des gens ordinaires pour des gens ordinaires. C’est de la musique à festoyer, à danser, à boire et à chanter. On a gardé ça en tête tout le long du processus. Les chansons sont à notre avis encore meilleures, car on a un esprit d’équipe tellement plus fort qu’à nos débuts et on sait mieux maintenant comment maximiser les forces de tous pour composer les morceaux.

On s’entend qu’il n’y a pas beaucoup de groupes québécois qui jouent dans le punk-trad. Est-ce plus difficile de faire parler de soi quand on est dans une niche moins « pop » un peu au Québec? Ça dépend de l’attention que tu accordes à ça, mais surtout des efforts que tu déploies pour faire parler de toi. Tu ne peux pas rester chez vous à attendre que les choses se passent. Chaque jour, tu dois faire en sorte de provoquer les occasions.  Mais, au contraire, le fait de proposer ce style de musique unique nous a permis d’avoir des opportunités que nous n’aurions pas eues si nous étions simplement un autre groupe de plus dans le pop rock, par exemple.

Vous avez fait de belles prestations dans les festivals aux quatre coins de la province au courant de l’année je crois. J’ai vu votre horaire pour les semaines qui s’en viennent. Vous ne chômerez pas! (Rires) Oh non! Depuis quatre ans, on s’est créé une tradition chaque mois de décembre. On part en spectacles tous les weekends à cette période de l’année. Ça ne nous empêche pas de rouler tous les autres mois, mais en décembre, la fête est toujours à son comble. Partout où l’on passe, c’est comme un gros party de cuisine où tout le monde danse. On a rebaptisé un « set carré » en « trash carré »! D’ailleurs, vous pourrez nous voir à Sherbrooke le 27 novembre, à Québec le 1er décembre, à Chicoutimi le 7, à Alma le 8, à Montréal le 13, à Drummondville le 14, à Val-David le 15, à Lavaltrie le 21, à Saint-Casimir le 22, à Saint-Jean-Port-Joli le 27, à Terrebonne le 28 et à Shawinigan le 29 décembre. Toutes les infos ici.

Cest moi ou on dirait que le « trad » revient souvent dans nos radios et dans nos iPods à l’arrivée de l’hiver et de la période des Fêtes? Est-ce quelque chose que vous ressentez aussi beaucoup de votre côté? Oui. Les générations avant nous sortaient leurs instruments dès la fin des récoltes. C’est ancré en nous qu’en automne, il y ait plus de réel et de musique trad qui se pointent le nez, surtout aux Fêtes. Mais on le ressent de plus en plus qu’à l’année, ça fonctionne aussi. D’ailleurs, les radios devraient être beaucoup plus ouvertes à proposer cette musique autrement que seulement deux semaines dans l’année.

Qu’est-ce qui s’en vient pour vous au cours des prochains mois? Pensez-vous déjà à un troisième album ou vous préférez vivre le moment? On va profiter du pleinement du moment. On a à peine effleuré le sujet pour un troisième album. Un album vit pendant trois ans; ça nous amène en 2021, c’est encore loin. L’important, pour l’instant, c’est de faire ce qu’on adore le plus : des shows, des shows et encore des shows. De promouvoir cet album au maximum et de faire le plus de route possible.

En terminant, une petite anecdote sur le nom de votre band que vous n’avez jamais dite à personne? Trop rare, cette question! C’est une anecdote qu’on ne dit pas assez souvent! C’est Manu qui a fait des recherches sur le mot « carotté ». Selon la légende, le mot aurait été prononcé les premières fois à Neuville, chez nous, dans le comté de Portneuf. Ça proviendrait du vieux joual qui signifiait « à carreau ». Rien de plus trad qu’une veste carottée et, en plus l’expression, viendrait de chez nous. Le nom du groupe était donc officiel dès qu’on a appris ça.

QUICKY!

  • Quel membre du groupe passe le plus clair de son temps à dormir? Médé, comme il se lève tous les matins à 4 h pour traire ses vaches.
  • Quel membre du groupe a le plus peur en char/avion? Personne; les kilomètres, on en mange!
  • Quel membre du groupe pogne le plus avec les filles? Éric
  • Quel membre du groupe est le plus moralisateur? Simon, mais il a toujours raison! (Rires)
  • Quel membre du groupe a les meilleures idées? Nous tous. (Rires)
  • Quel membre du groupe a les pires idées? Tous, sauf moi. (Rires)
  • Quel membre a le boulot le plus surprenant? Notre Médé est agriculteur de 11e génération à Neuville. Sa famille cultive les mêmes terres depuis 350 ans. Personne ne peut battre ça!
  • Quel membre risquerait le plus de faire la page couverture du JDM? Si j’veux rester dans le band, je ne nommerai personne… (Rires)
  • Quel membre du groupe est le plus susceptible d’acheter un SUMMUM? Éric, il est peut-être même abonné, faudrait que je lui demande!
  • Quelle est l’anecdote que vous n’avez jamais racontée à personne? Quand on fait 8-9 h de route, il s’en dit des « shedderies » (niaiseries) dans la vanne. Plusieurs de ces phrases se sont retrouvées dans nos paroles de chansons.
  • Quel est le spectacle que vous regrettez encore avoir fait? Aucun, pour vrai. Même quand ce n’est pas le show du siècle, il y a toujours des gens qui se déplace pour venir triper et profiter de la musique. Qu’elles soient 2 ou 10 000 personnes, chaque spectacle compte autant, car les fans, tu vas les chercher un par un.
  • Quelle est la meilleure prestation que vous avez donnée? Pour moi, c’est au Festival Les Grandes Veillées, à La Baie, en 2016.  Ex æquo avec un show au Club Soda, en décembre 2016, en première partie de Mononc Serge et d’Anonymus.
  • De quel band rêveriez-vous de faire la première partie? Ludwig Von 88, Marcel et son orchestre et Flogging Molly.
  • Quel festival dans le monde rêvez-vous de faire? Le rêve, c’est de tous les faire!

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