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Tandis que les Américains livrent une guerre au terrorisme en Afghanistan, les Russes sont quant à eux aux prises avec l’héroïne provenant du même pays. Apparu en 2002 dans l’est de la Sibérie, un dérivé de la morphine nommé krokodil fait maintenant d’immenses ravages tant en Russie que dans l’ensemble des anciennes républiques de l’Union soviétique. Durant les seuls trois premiers mois de 2011, les forces de l’ordre ont saisi pas moins de 65 millions de doses de ce produit excessivement toxicomanogène qui, dans certaines régions, est responsable de 90 % des nouveaux cas de toxicomanie. Provoquant de graves lésions tissulaires, la gangrène et parfois même l’amputation d’un membre, le krokodil réduit l’espérance de vie des plus intoxiqués à deux ou trois ans tout au plus. Regard sur le cocktail russe dont on ne se remet pas…
Journaliste : Carl Rodrigue
Sources :
Krokodil and the Terrible Cost of the War on Drugs
Forbes - 24 juin 2011
Krokodil: The Drug that Eats Junkies
The Independant - 22 juin 2011
The Squalid, Lonely Death of Ivan Kanev
The Independant - 21 août 2011
Desomorphine, Drug for the Poor, Kills All of Its Victims
Pravda - 23 juin 2011
The Curse of the Crocodile: Russia’s Deadly Designer Drug
Time - 20 juin 2011