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Alex Labbé : grand retour en NASCAR Pinty’s

Chroniqueur Nathacha Gilbert
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Il y a déjà quelques semaines, Les Événements Festidrag ont annoncé qu’ils démarraient une nouvelle division : Festidrag Développement. Grâce à cet ajout à leur arc, ils souhaitent aider au développement des jeunes talents du sport motorisé canadien, tous sports confondus. Ils ont fait la grande annonce au Salon Auto Moto Sports de Québec en compagnie des pilotes âgés entre 11 et 27 qui bénéficieront du programme en 2019. Parmi ces derniers, Alex Labbé, le premier Québécois à avoir complété une année en NASCAR Xfinity l’an dernier.

Alex, c’est tout qu’une annonce que tu as faite dernièrement. Dis-m’en plus! On a annoncé que j’allais faire l’année en série NASCAR Pinty’s avec la division Festidrag Développement; notre équipe courra donc partout au Canada et on qui va faire des circuits locaux aussi. C’est vraiment une belle nouvelle pour la relève du stock car, parce que ce programme de développement-là va justement aider les pilotes à gravir les échelons.

Qu’est-ce que ça représente concrètement pour toi ce projet-là? C’est le fun! C’est un retour tripant parce que j’ai remporté ce championnat-là en 2017. L’an dernier, j’ai fait l’année au complet en NASCAR Xfinity; cette année je ne participerai qu’à quelques courses. Mon plan initial était bien sûr de faire une année complète encore cette année, mais on n’avait pas la bonne opportunité. Par contre, je suis vraiment content d’avoir la chance de faire un championnat de NASCAR Pinty’s; c’est national et on va espérer gagner ça cette année aussi. C’est tripant parce que ce sera la même équipe que lorsque j’ai gagné en 2017.

Parle-moi de ton année 2018 parce que 33 courses réalisées de février à novembre… ç’a dû être assez rocambolesque! C’était intense et tu as dû voyager énormément aussi j’imagine… Oui, ce sont toutes les fins de semaine. On a un sprint où on course 15 semaines en ligne, c’est vraiment intensif. Surtout que je voyage toujours à partir du Canada. Étant originaire de Victoriaville je pars de Montréal, de Québec, de Burlington, etc. C’est un peu plus compliqué, mais c’est vraiment une belle expérience. C’était un rêve pour moi de vivre ça et je l’ai vécu à 100 milles à l’heure l’an dernier. Mon plan principal était d’y retourner à temps plein cette année, mais on n’avait pas les bonnes conditions. C’était peut-être aussi une année de transition; j’avais une plus petite équipe, mais somme toute on a eu une bonne saison. On a vraiment bien fait avec l’équipement et les ressources que l’on avait. J’ai appris plus l’an dernier que dans toute ma carrière jusqu’à maintenant. Ç’a été une grosse saison de formation et d’apprentissage, de faire de nouveaux circuits et de rouler à des vitesses supérieures à ce que j’étais habitué de faire aussi.

Tu en as profité pour faire tes études aux États-Unis, justement? Oui, j’ai fait mes études en Ohio, plus précisément. J’ai été deux ans là-bas et j’ai gradué l’an dernier. Je suis de retour au Canada à temps plein depuis, mais c’est sûr que pour moi, pour une partie de la saison, de voyager à partir des États-Unis pour les courses, c’était agréable.

Ça devait être quelque chose dans la portion de temps où justement tu avais l’école et les courses… (Rires) On n’arrêtait pas trop! C’était 7/7 jours. J’avais de l’école du lundi au jeudi et je partais le jeudi après-midi pour les courses et je revenais le dimanche après-midi. J’avais quelques heures pour me reposer et ça recommençait. En plus, j’avais les devoirs à travers tout ça… Ç’a été assez intense, ouais.

J’aimerais qu’on parle de tes débuts; tu as commencé à toucher au milieu quand tu avais six ans en faisant du karting. Pensais-tu à ce moment-là que tu serais où tu es aujourd’hui? C’est sûr que non. Ç’a toujours été mon rêve. Réellement, je pensais que c’était dur à réaliser. Même si j’y ai toujours cru, d’y croire et… et de le vivre, c’est un autre « step ». Quand j’étais jeune, je rêvais plus à la F1. En plus, je faisais du karting à ce moment-là. Mon rêve ultime c’était vraiment ça. Plus je vieillissais, plus je me transportais dans l’univers du NASCAR. J’ai commencé à faire du stock car à l’âge de 14 ans et ç’a toujours continué après ça.

Tu as fait plusieurs, as plusieurs premières fois à ton actif. Tu es d’ailleurs le premier Québécois à avoir fait une année complète en NASCAR Xfinity! Ouais! Le premier Québécois et le premier Canadien en une vingtaine d’années. C’est vraiment particulier. Quand je cours là-bas, je suis le seul Canadien oui, mais je suis aussi la seule autre « nationalité » parce que les coureurs sont tous Américains. C’est vraiment dur de rentrer dans ce petit cercle-là, mais on a quand même très bien fait l’an dernier malgré tout et on a eu une belle année. On s’est fait reconnaître un peu. (Rires)

On te souhaite une belle et bonne saison! 

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