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BENOIT PRIEST ET SES VOODOO CHILD

Rédactrice en chef Nathacha Gilbert
Interviewé Benoit Priest
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BENOIT PRIEST A PEUT-ÊTRE L’AIR D’UN DUR, MAIS CROYEZ-MOI, C’EST UN DUR AU CŒUR TENDRE ET PAS À PEU PRÈS. CE COMÉDIEN-CASCADEUR BIEN CONNU DE LA TÉLÉVISION QUÉBÉCOISE POUR SES RÔLES – MAIS AUSSI POUR SON PASSÉ DE LUTTEUR – EST LE FONDATEUR D’UN ORGANISME, LES VOODOO CHILD, QUI VIENT EN AIDE AUX ENFANTS DANS LE BESOIN.

Benoit Priest! C’est un honneur de discuter avec toi aujourd’hui. Tu es un personnage bien connu de la télévision québécoise, tu es comédien-cascadeur depuis des années. Comment as-tu commencé dans le métier? Ce fût vraiment par hasard; on m’a offert une pub web, je me suis dit : « Pourquoi pas? Ça va être drôle. » Et, de fil en aiguille, le chemin s’est fait par lui-même.

As-tu toujours eu le « physique de l’emploi », en quelque sorte? Je te dirais que non, dans ma tendre jeunesse, car étant plus jeune, j’ai lutté pendant 19 années et j’ai été entraîné par « feu » Édouard Carpentier, ce qui m’a redonné une confiance en moi et, pour moi, c’était comme aller jouer au baseball, un passe-temps que j’ai adoré et que j’aime encore d’ailleurs.

On discute ensemble notamment parce que tu es le fondateur de l’organisme Voodoo Child, qui a pour mission de venir en aide aux jeunes, autant ceux issus du monde scolaire, préscolaire ou parascolaire. Dis-moi, qu’est-ce qui t’a motivé à mettre sur pied cet organisme-là? Contrairement à mon statut de « méchant garçon » aujourd’hui, je suis une personne avec un grand cœur qui a vécu, dans sa jeunesse dans les années 80, de l’intimidation, du harcèlement et autres, et je ne peux comprendre qu’en 2019, ça existe encore et que ç’a même pris de l’ampleur avec la cyberintimidation. D’autant plus que plusieurs jeunes ne mangent pas à leur faim. Je suis quelqu’un qui croît au karma et je me suis dit qu’un jour, je serais là pour ces jeunes en difficulté.

Quelles sont les activités tenues par Voodoo Child? Nous essayons de faire des activités/évènements durant toute l’année, mais c’est sûr que la saison estivale est la plus active pour les Voodoo Child, comme notre PokerRun, la Ride des Colorés, notre souper spaghetti. Nous essayons de ne pas répéter les mêmes activités/évènements, car nous visons un public de tous âges.

Ah! Pendant que j’y pense : pourquoi « Voodoo Child »? Ç’a une signification particulière? Il y a plusieurs raisons. La première est que, du temps où je luttais, j’interprétais un personnage voodoo. Il a aussi la raison qu’anciennement, la magie voodoo était médicinale et on la pratiquait pour faire le bien… et non comme on sait aujourd’hui et qu’elle est reliée à la malédiction. Et, pour finir, je suis un fan de la toune Voodoo Child de Jimi Hendrix. Alors si on fait 1+1+1 encore et encore, je crois que c’était dessiné dans le ciel que ce nom soit destiné [à notre organisme]!

Crédit photo : Courtoisie Benoit St-Onge

Vous venez même en aide à d’autres organismes de la région de Suroît aussi, en offrant du bénévolat. C’est important pour toi d’assurer une présence aussi pour les autres OSBL de ton coin? Bien sûr que oui, nous sommes là pour les enfants du Suroît autant dans la peine que dans la joie. Et quand on nous demande notre aide, on se sent le bienvenu dans la région. En 2018, le Club Optimiste nous a approchés pour faire la sécurité du bicycleton et l’un des organisateur d’une école primaire nous a demandé la même chose pour la Course des Moissons, qui réunissait cinq écoles primaires, je crois. Ce fût un succès, car on nous a déjà « réservés » pour 2019.

Tu sembles avoir un fort intérêt pour le don de soi, je me trompe? Je donne de mon temps, c’est important pour moi… Je sais que je ne peux changer le monde, mais si les membres des Voodoo Child et moi pouvons juste faire une différence ou donner du bonheur quelque part, je suis l’homme le plus heureux de la Terre.

Mais c’est la beauté de la chose puisque tes participations à des causes comme celles-là ainsi que des Voodoo Child te permettent de mettre à profit justement ta passion pour la moto. Ça fait longtemps que tu « rides »? C’est ça le plus drôle, j’interprète des rôles de « biker », mais je n’avais pas le permis « classe 6A ». Par contre, la moto m’a toujours fasciné, mes cousins en avaient, des voisins aussi. C’est tellement une belle liberté, il faut la vivre pour la comprendre… mais pour répondre à ta question, ça fait deux ans! (Rires)

Benoit, tu es aussi un ancien lutteur. Quand as-tu mis fin à ta carrière? Comme mentionné plus haut, après 19 belles années, tu sens que tu as fait le tour; les blessures, l’âge et le plaisir n’étaient plus les mêmes.

Restes-tu encore un peu impliqué dans la lutte québécoise ou tu es 100 % retraité? Est-ce que ça te manque, parfois? Depuis quelques mois, j’ai recommencé en à faire (lutte) à la demande d’un de mes anciens élèves à qui j’ai appris à lutter. La Fédération GEW m’a bien accueilli, tout comme les jeunes qui m’appellent affectueusement « Mononc’ Ben » et qui, parfois, me demandent des conseils. J’aime y être, je me sens comme chez moi et je m’amuse comme un gamin.

Sinon, peux-tu me dire un peu quelles sont les activités qui s’en viennent pour ton organisme au cours des prochaines semaines ou des prochains mois? On a justement eu une petite réunion pour jaser de la première année… C’est sûr que nos trois activités reviendront, ainsi que d’autres évènements qu’on va développer. Car nous avons tout de même remis près de 3000 $ à quatre écoles primaires, trois CPE, une maison des jeunes, sans compter plus de 65 cadeaux de Noël remis aux enfants dans le besoin, et sans oublier le bénévolat qu’on offre dans le Suroît envers les autres OSBL si c’est relié aux enfants.

Et pourra-t-on te revoir bientôt à la télé? Ahh! Ça, seul Dieu le sait et le Diable s’en doute. (Rires) Ça fait partie des secrets du métier…

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