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ELVIS GRATTON

Chroniqueur Michel Bouchard
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Le plus grand canadien-québécois

Qui de mieux qu’Elvis Gratton pour aider quelqu’un à comprendre les multiples spécificités du langage québécois? C’est le seul personnage capable de décliner toutes les subtilités, chacun des sentiments exprimés et la multitude de significations du mot tabarnac.

Notre colon par excellence s’est taillé une place de choix au cœur de notre culture populaire, si bien qu’il est devenu ni plus ni moins qu’une véritable légende. Comme dirait Méo, son fidèle comparse et beau-frère : « Dahan fighan ta arnak ahfig hon cawliss. »

Le premier long métrage Elvis Gratton, le king des kings (1985), est en fait le montage de trois courts métrages signés par Pierre Falardeau. Le brillant et bouillant réalisateur a donc composé une trame narrative en amalgamant les séquences du court métrage Elvis Gratton (1981), de sa suite avec Les Vacances d’Elvis Gratton (1983) et du dernier volet de sa minitrilogie avec Pas encore Elvis Gratton (1985). Le tout débouchant sur le grand classique qu’on connaît aujourd’hui.

Le générique de fin du premier film est composé uniquement d’Elvis : Elvis Poulin, Elvis Falardeau, Elvis Dufour, pour ne nommer que ceux-ci, et des remerciements sont ajoutés à l’endroit de politiciens rebaptisés aussi Elvis pour l’occasion : Elvis Bourassa, Elvis Drapeau, Elvis Mulroney, Elvis Reagan et Elvis Trudeau. On y ajoute aussi une mention pour Elvis Presley, on ignore encore de qui il s’agit.

(Lire l’article complet dans l’édition #163 mai 2019 – www.boutiquesummum.com)

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