Archive

LA NOUVELLE VAGUE DE RAPPEURS

Partager

L’an dernier, pour le no 158 du magazine, nous vous avions présenté un dossier sur les origines du hip-hop, chronique qui s’arrêtait au tout début des années 90. Ce mois-ci, SUMMUM vous propose la suite de ce dossier. Pourquoi? Tout simplement parce que l’évolution du hip-hop se poursuit de plus belle et qu’il y en a encore long à dire sur ce courant musical aux multiples têtes et tentacules. Au cours des 30 dernières années, le hip-hop a atteint son âge d’or et connu de grandes métamorphoses, en plus de devenir un élément dominant de la culture pop. Trêve de bavardage, voici sans plus tarder la suite de cette grande histoire.

Le milieu des années 90

C’est à la fin des années 80 que l’inévitable fusion entre le rap et le rock a lieu grâce à l’association entre Run-DMC et Aerosmith. Toutefois, c’est un groupe de Los Angeles qui deviendra la référence pour toute la décennie suivante : Rage Against The Machine. Son mélange parfait de rock qui « groove » à la Led Zep et de rap politisé deviendra une influence majeure pour les Limp Bizkit, Korn et HED(pe) de ce monde. D’ailleurs, une grande partie du nü-metal est très influencée par le hip-hop, pour le meilleur et pour le pire. Parallèlement, la fin de la décennie voit naître la carrière du rappeur blanc le plus populaire de tous les temps : Eminem. Dr Dre profite d’ailleurs de la popularité phénoménale de son nouveau protégé pour se remettre sur la « map » et pondre un nouveau classique : 2001, la suite de The Chronic, son album de 1992. 2001 est rempli d’apparitions d’artistes qui dominent les palmarès de l’époque, Snoop et Xzibit en tête de liste. Les membres survivants de NWA finissent la décennie comme ils l’ont commencé : au sommet. Ils sont passés du ghetto au trône plaqué or du gangsta rap.

(Lire l’article complet dans l’édition #166 octobre/novembre 2019 – www.boutiquesummum.com)

SUGGESTIONS

Les 20 dernières années ont vu naître un sacré paquet d’artistes œuvrant dans cette immense sphère appelé hip-hop. Ça donne un brin le vertige si on ne sait pas par où commencer. Heureusement, SUMMUM vous tend une perche et vous propose quelques bijoux incontournables du rap moderne.

Death Grips – Exmilitary (2011) 

C’est avec ce mixtape incendiaire que Death Grips a marqué le début de la dernière décennie au fer rouge. Tout au long de ce carnage, les délires hystériques de MC Ride sont soutenus par les rythmes hallucinés de Zach Hill et des échantillonnages plutôt surprenants parmi lesquels on retrouve notamment Jane’s Addiction, Pink Floyd et Black Flag.

Nicki Minaj – Pink Friday (2010)

Le premier véritable album de la rappeuse originaire de Trinidad est sorti sur l’étiquette de Lil Wayne, Cash Money. C’est un disque qui a fait grand bruit en raison de son alliage parfait entre une pop gomme balloune et un humour fermement trash. Son impressionnante distribution a également marqué le public. Drake, Eminem, Rihanna et Kanye West y apparaissent tous.

Partager

Recommandés pour vous

PROCHAIN ARTICLE
Archive

La crypto quoi?