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MALIK IDRISSI : AGENT DE TALENTS

Rédactrice en chef Nathacha Gilbert
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Il est notamment l'agent commercial des sœurs Dufour-Lapointe et de Marc Fitt

NOMBREUX SONT CEUX QUI SONGENT À UN AVENIR SOUS LES FEUX DE LA RAMPE. AVEC L’AVÈNEMENT DES RÉSEAUX SOCIAUX, LE CONCEPT DE PERSONNALITÉ PUBLIQUE S’EST ÉLARGI ET PLUSIEURS PERSONNES SONT DEVENUES DES INFLUENCEURS. RESTE QU’AVEC UNE POPULARITÉ SANS CESSE GRANDISSANTE ET DE PLUS EN PLUS DE DEMANDES DE LA PART D’ENTREPRISES OU DE MÉDIAS, IL DEVENAIT INÉVITABLE QUE CES INFLUENCEURS SE FASSENT REPRÉSENTER PAR DES GENS DE CONFIANCE. RENCONTRE AVEC UNE DE CES PERSONNES, MALIK IDRISSI, AGENT DE TALENTS CHEZ DULCEDO, QUI A BIEN ACCEPTÉ DE NOUS EN APPRENDRE DAVANTAGE SUR CEUX QUI, HABITUELLEMENT, ŒUVRENT DANS L’OMBRE.

Malik, j’aimerais savoir comment, du jour au lendemain, on devient agent de célébrités? Il n’y a pas de recette magique ou de parcours type. Plusieurs agents ont un parcours académique en droit, d’autres en marketing et certains en management. Dans le milieu, une vaste majorité d’agents a également travaillé pour une entreprise, une fédération ou un média dans un rôle qui impliquait d’être en relation avec des personnalités, des célébrités ou des athlètes. C’est ensuite que le saut est fait en décidant de se lancer en affaires ou de joindre une firme de management. Il y a évidemment beaucoup d’agents qui ont choisi ce métier en raison d’un lien de proximité avec une célébrité – proche de la famille, membre de la famille, ami, etc.

Auparavant, tu as travaillé en développement d’affaires et en marketing pour diverses compagnies dans la région de Montréal. Ça doit être complètement différent de passer d’une entreprise à promouvoir à plusieurs petites entreprises, et par « petites entreprises » ici je parle de personnalités publiques. Est-ce que le « clash » a été important, à tes débuts chez Dulcedo? J’ai toujours travaillé dans le milieu du marketing ou du sport. Évidemment, la vente et la promotion d’un produit diffèrent en grande partie du marketing personnel et de la gestion d’image. Toutefois, il y a des fondements et des concepts clés qui sont utiles, quel que soit le parcours professionnel antérieur. Ç’a été une période d’adaptation, mais c’est le métier que j’aime, donc j’étais motivé à l’idée de découvrir cette profession atypique et passionnante. Je crois fermement en une chose pour apprendre et faire sa place : le travail. Cette valeur, que le sport m’a transmise, a forgé le professionnel que je suis.

Tu es notamment l’agent de personnalités connues, telles que Marc Fitt, les sœurs Dufour-Lapointe, Antoine Olivier Pilon (Mommy), mais aussi de Zombie Boy, qui est malheureusement décédé cet été. Te considères-tu privilégié d’avoir à gérer des personnalités aussi en demande? Définitivement. Je me considère et me considérerai toujours privilégié de travailler avec des gens qui ont de grandes aspirations, qui sont passionnés et reconnaissants. C’est très gratifiant de pouvoir contribuer activement et positivement à l’atteinte de leurs objectifs et c’est vraiment ce qui me motive au quotidien.

Qu’est-ce que ça implique concrètement comme boulot? Un mix de beaucoup, beaucoup de choses! En passant par le développement et l’exploitation d’opportunités de commandites, de revenus numériques, de demandes médiatiques; la négociation et l’exécution de projets majeurs et de collaborations dans le meilleur intérêt de mes talents; la détermination et la mise en place de recommandations stratégiques de carrière, de contenu et de gestion d’image, etc.

Crédit photo : Courtoisie Malik Idrissi

J’imagine que vous avez dû vous adapter, dans les dernières années, lorsque le phénomène des influenceurs a pris de plus en plus d’ampleur sur les réseaux sociaux. En quoi exactement avez-vous dû vous adapter? C’est un mélange de proactivité et d’adaptation. En tant qu’agence, ce fut une décision stratégique, il y a quelques années, de consacrer et d’investir beaucoup de ressources pour s’établir comme chef de file au Canada en matière de marketing d’influence après avoir ressenti cet énorme mouvement aux États-Unis. L’adaptation s’est faite naturellement. C’est certain qu’il y a eu des modifications dans nos approches avec les clients, à savoir comment démontrer qu’un tel talent est un choix judicieux et stratégique et aussi beaucoup d’éducation quant à la valeur du marketing d’influence. De là l’importance de bien croire en les gens que l’on représente et de connaître leur valeur ajoutée, leur passion, leur audience et leurs intérêts.

J’aimerais que tu me parles un peu de ta vision du marketing d’influence. D’abord, comment tu pourrais vulgariser ça pour que les gens comprennent ce que c’est, exactement? C’est l’ensemble des pratiques qui visent à utiliser le potentiel marketing des influenceurs pour promouvoir un produit, un mouvement, une marque et/ou même une idée, une initiative philanthropique, etc. En d’autres mots, c’est un levier aidant les entreprises et organisations à travers le monde à gagner en visibilité ciblée, en notoriété et/ou à atteindre leurs objectifs de vente.

Qu’est-ce qui fait selon toi qu’un influenceur peut avoir du succès sur le plan tant national qu’international? Plusieurs éléments entrent en ligne de compte. La qualité du contenu créé par l’influenceur, la langue employée, le type, l’authenticité et l’originalité de son contenu, sa fréquence de voyage, le réseau d’amis et de contacts du talent, la portée des projets dans lesquels il/elle est impliqué(e) et, donc, surtout le respect d’un plan d’action à court, moyen et long terme.

Qu’est-ce que ça prend pour être et devenir un bon influenceur? Pour moi, ça part du même principe qu’une bonne idée entrepreneuriale : le timing est essentiel, il faut déterminer un plan d’action et l’exécuter. La dernière étape est souvent manquante. L’authenticité est également un également clé.

Et quels sont les critères que vous recherchez chez Dulcedo pour être considéré? Plusieurs critères sont à considérer, incluant la qualité du contenu, l’engagement de l’audience, la portée, l’originalité, la constance, etc. Nous avons une culture d’entreprise très axée sur le travail d’équipe, nous proposons donc plusieurs talents sur une base quotidienne et les revoyons tous ensemble.

Selon toi, est-ce que le simple fait de participer à une téléréalité peut suffire à devenir un influenceur? J’ai un peu l’impression que c’est ce qu’on essaie de nous faire croire avec les nouvelles téléréalités qui sont diffusées présentement. Les émissions de téléréalité permettent de rapidement obtenir une visibilité, un sentiment d’attachement, de proximité. Cela promeut des modèles de comportement qui suscitent intérêt, réaction et controverse… C’est un accès direct à la vie des candidats, ce qui est en soi similaire aux médias sociaux. Pour moi, participer à une téléréalité, c’est une étape, voire une opportunité, mais ce n’est ni une finalité ni ce qui a le plus de valeur actuellement, car qui dit audience ne dit pas influence. La valeur est dans les interactions avec cette dite audience et dans ce qui est réalisé après pour capitaliser sur cette vague qui peut s’avérer très éphémère.

Dulcedo représente aussi des talents provenant de partout sur la planète. Vous avez des bureaux à Montréal et à Toronto. Est-ce dans les projets de l’agence d’être présente ailleurs dans le monde? Aux États-Unis ou en Europe, par exemple? Dulcedo travaille depuis bientôt une décennie en relation avec plusieurs agences à travers le monde. C’est essentiel dans cette industrie de travailler de concert, en synergie et en réseau pour optimiser les opportunités de nos talents. On vise et visera toujours à grandir et à s’implanter dans des marchés bien ciblés. Ce que je peux dire pour l’instant, c’est que de belles nouvelles suivront notre 10e anniversaire!

LIENS COMPLETS POUR SUIVRE L’AGENCE DULCEDO

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