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La doctrine Monroe pour les nuls

Chroniqueur Opinion Guillaume Ratté Côté
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Ils l’appellent la doctrine Donroe, dans sa version moderne, avec le Do invoquant les premières lettres du Donald, et les nouveaux angles qu’il y apporte.

Voyons d’abord la version plus ancienne. James Monroe a été le dernier des pères fondateurs ayant été président après l’indépendance des États-Unis.

Il a donc fait son discours sur l’état de l’Union en 1823 avec, encore en tête, les efforts surhumains pour l’indépendance et ses suites. Mais, il n’y avait pas que l’Angleterre! L’Espagne, la France et la Russie couvaient des ambitions de retour en force ou, à tout le moins, d’acquisition de pouvoirs. Les jeunes républiques de l’Amérique latine commençaient à peine à jouir de leur indépendance…

C’est là qu’il a étayé sa fameuse doctrine consistant à une sorte d’avertissement pour l’Europe, servi avec une compensation : les États-Unis ne se mêleraient pas des affaires européennes.

Mais, le message était sans équivoque, il n’y aurait pas de tolérance pour quelque tentative que ce soit de colonisation européenne en Amérique. Le monde occidental se séparait en deux, et les Amériques étaient le monopole des États-Unis.

Au même moment, la puissance actuelle à laquelle nous sommes habitués était très loin d’être en place. En fait, l’oncle Sam est faible! Il n’aurait pas pu s’assurer d’imposer cette volonté simplement par lui-même. Paradoxalement, il misait sur ce qui était le balbutiement de l’alliance qui fera ensuite l’histoire avec… l’Angleterre! Dont l’affranchissement datait de seulement quatre décennies. Mais, quand les intérêts s’alignent, on oublie vite les vieilles querelles… même les plus sanglantes!

Crédit photo : Patrick Séguin Studio - www.patrickseguin.ca
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