Sans qu’il soit nécessaire de le souligner il existe une fatigue particulière qui ne vient ni du sport, ni du travail, ni même du manque de sommeil. Il s’agit de la fatigue du « oui » et de son armée de déclinaisons qui nous sucent le sang. Les oui automatiques. Les oui par politesse. Les oui par peur de décevoir. Les oui qui s’empilent jusqu’à transformer un agenda en champ de ruines. Et, au beau milieu de ce cortège d’acquiescement, il existe aussi son jumeau de contradiction : le NON!
Dans votre chronique Mec Plus Ultra ce mois-ci, nous remplissons votre boîte à outils de trucs et d’astuces afin de vous permettre de rayonner dans l’épineux art de dire non. Car dire non pour dire non, ça c’est facile, mais comment faire en sorte que les lendemains n’empestent pas les remords à plein nez est une autre paire de manches. Car, à la fin de la journée, avoir à cœur son propre bonheur est sans contredit ici le nerf de la guerre.
Dire non, en théorie, c’est simple. Deux lettres. Un souffle. Une fermeture nette. En pratique, c’est un sport de combat intérieur. Et, pourtant, c’est probablement l’un des gestes les plus structurants pour devenir un homme un peu plus solide, pas plus dur, pas plus froid, mais plus aligné.
LE « OUI » PAR DÉFAUT : UNE MALADIE SOCIALE MODERNE
On vit dans une économie de la disponibilité permanente. Messages instantanés, sollicitations multiples, invitations qui tombent comme la pluie sur un toit mal isolé. Tout le monde veut un morceau de ton attention.
Le hic, c’est que le oui est devenu une réponse réflexe. On dit oui pour éviter le malaise. Oui pour ne pas passer pour difficile. Oui pour rester dans le jeu social. Oui pour être cool, flexible, partant. OUI! OUI! OUI!
Mais, chaque oui mal placé est un non invisible à autre chose : du repos, du temps, une idée, une relation, une vraie priorité.
DIRE NON N’EST PAS REFUSER LES AUTRES. C’EST SE CHOISIR.
Il y a un malentendu assez tenace : dire non serait un acte agressif. Une forme de rejet. Dans les faits, c’est souvent l’inverse.
Dans les prochaines lignes, Mélanie Grenier, coach professionnel et fondatrice d’Intemporel Services, nous offre une piste de réflexion supplémentaire à propos de l’art de dire non.
« Apprendre à dire non pour mieux se choisir! Apprendre à dire non pour ne pas déplaire, mais pour parfois s’oublier. Apprendre à dire non pour se respecter et se donner la priorité, au détriment de déplaire à l’autre. »