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SABRINA SABOTAGE EN MODE SOLO

Chroniqueur Nathacha Gilbert
Interviewée Sabrina Sabotage
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Elle a lancé son premier album solo cet automne

D’OÙ CONNAISSEZ-VOUS SABRINA SABOTAGE? DE SES PERFORMANCES DANS LE DUO ORANGE ORANGE? DE SON PASSAGE À LA VOIX IL Y A QUELQUES ANNÉES? DE SA PAGE COUVERTURE DANS NOTRE MAGAZINE EN 2012, PEUT-ÊTRE? SABRINA SABOTAGE BELLEMARE A LE VENT DANS LES VOILES ET EST AUJOURD’HUI EN MODE SOLO. ENTRETIEN AVEC UNE JEUNE FEMME TALENTUEUSE QUI NE MANQUE PAS D’AMBITION!

Sabrina, c’est vraiment un plaisir pour moi de te parler aujourd’hui. Dis-moi, comment vas-tu? Ça va bien! Et toi?

Super bien, merci! Ma première question est ben simple, on est à environ un mois suivant la sortie de ton premier album solo. Comment ça va? Es-tu revenue sur Terre? (Rires) Pas réellement… C’est dur de réaliser que j’ai enfin un album solo à mon actif; c’était un de mes rêves!

Comment s’est passé ton lancement? Était-ce à la hauteur de tes attentes? Oui, les gens que j’aime étaient là, et j’ai pu leur jouer mes chansons au piano. C’était ultra intime comme « vibe »; c’était parfait pour lancer un album que je considère aussi intime dans ses propos.

Et là, tu as des chansons qui tournent à la radio, tu t’apprêtes à lancer ton deuxième extrait radio justement qui s’intitule Asile. Es-tu contente des « feedbacks », commentaires, etc.? Ça fait plaisir de pouvoir toucher les gens avec ce que j’aime le plus, la musique et je le sens dans les messages que je reçois; les gens m’écrivent de beaux commentaires, mais aussi me racontent leurs peines, et je crois qu’au final, tout le monde se sent moins seul et c’est ce que je vise avec cet album : sortir de la solitude et recommencer à partager ce que je fais le mieux.

Sabrina, j’aimerais ça qu’on revienne sur ton ancien groupe, le duo électro-punk Orange Orange (OO). J’aimerais ça si tu pouvais me résumer un peu ce qu’a représenté ce projet-là pour l’artiste que tu es aujourd’hui? OO m’a permis de m’exprimer à travers des moyens fous comme les « samples », les casio analogues vintage, la production musicale, la scène, et j’ai pu partager tout ça avec quelqu’un que j’aime beaucoup, Dominiq Hamel, et qui m’a donné la chance d’expérimenter et de faire une musique décomplexée et explosive. OO, c’était beaucoup de shows, de voyages d’est en ouest du canada et dans la francophonie européenne, beaucoup de fun et de grandes leçons de vie. Une aventure. OO, c’était cinq ans de ma vie à temps plein, et c’est au début de notre alliance qu’on m’a appelée « Sabotage » pour la première fois. Je m’ennuie aujourd’hui de ce je-m’en-foutisme »; on était « wild », on était « free », et j’étais dans ma vingtaine. Je peux dire que j’ai eu la chance de la vivre à fond.

Mon pouvoir se retrouve dans mon originalité, dans le fait que je veuille pousser la musique ailleurs, innover, inventer et partager ce que je vis.

Il me semble que ç’a brassé pas mal entre le premier et le deuxième album, notamment à cause d’un bris de contrat, etc. qui s’est traduit en justice aussi. Crois-tu que ça t’a forgée, ça aussi? Oui, ç’a dicté la suite. On n’a pas étés chanceux, mais ça nous a rendus plus forts. Les grandes leçons de vie! L’album Tropical Passion d’OO exprime en paroles ce fait de se sentir emprisonné, et en musique celui de vouloir s’envoler et de tout briser. On jouait beaucoup sur les grandes dichotomies du genre, musique « happy » et paroles tristes, par exemple; et je fais toujours ça aujourd’hui avec mes chansons.

Et te voilà maintenant seule au combat. Tu ne t’es d’ailleurs pas gênée pour aller montrer ton talent à tout le Québec en participant à La Voix en 2016. (Rires) Avec le recul, que retiens-tu de positif dans toute cette aventure-là? Comme mon coach Pierre Lapointe m’a dit en quart de finale, je suis une artiste, pas une interprète. Et, bien que je puisse interpréter n’importe quoi sans problème, ce qu’il voulait dire par là, c’est que mon pouvoir se retrouve dans mon originalité, dans le fait que je veuille pousser la musique ailleurs, innover, inventer et partager ce que je vis, plutôt que ce que quelqu’un écrit pour moi. C’est-à-dire qu’une belle chanson reste une belle chanson, mais qu’avec mon « input », ce sont mes chansons qui touchent le plus le monde, mes paroles et mes musiques. J’y pense encore beaucoup aujourd’hui.

Et est-ce qu’il peut y avoir du négatif? Le négatif, il y en a partout, mais j’ai tendance à m’obliger à voir le côté positif des choses. Sinon, je ne sortirais pas de chez moi, jamais; je suis trop sensible pour ça. Le négatif est supposé nous apporter de grandes leçons de vie; il faut juste le transformer et le comprendre. Parfois, ça peut être douloureux, mais c’est ce qui crée de belles chansons…

SUMMUM joue souvent dans les controverses et c’est vraiment drôle quand on fait parler de nous et… qu’on ne s’y attend pas! Je me rappelle très bien être en train de regarder La Voix, te voir et ensuite voir les réseaux sociaux s’enflammer et la page couverture du magazine que tu as fait se retrouver partout! (Rires) Ton passage à La Voix a donné une autre vie au « shooting » que tu as fait pour nous il y a quelques années déjà! Comment tu l’as vécu, toi, de ton côté? Te doutais-tu que ça referait surface, en quelque sorte? Bof, je m’y attendais, mais ce n’est pas non plus quelque chose qui me dérange ou qui m’étonne. C’est sûr que je préfère qu’on parle de moi plutôt que de mes boules! (Rires) Mais si ça fait en sorte que mon message passe, alors je m’en fous! Je suis une femme pulpeuse et j’en suis fière, ce « shooting » m’avait, entre autres choses, beaucoup aidé à accepter que je suis une femme qui a des formes et je suis bien dans mon corps, même s’il est plutôt dérangeant pour certains; je n’ai jamais joué à la sainte-nitouche, je « own » mon « body » et ça me rend plus forte. Je crois que c’est plutôt ça qui dérange, le fait que je sois une femme forte; ça, ça fait peur.

Crédit photo : www.boutiquesummum.com

Parlant justement du « shooting », qu’est-ce que ç’a eu comme impact pour toi au moment de sa sortie en juillet 2012? Comme je tombais célibataire exactement à ce moment – je sortais de cinq ans de relation de couple avec Dom, qui était dans le duo Orange Orange –, oui, je te dirais que ça tombait à un moment où je ne savais pas trop comment gérer cette attention. Par contre, les gens ont beaucoup aimé les photos, alors ça m’a donné un super « feeling » de confiance en moi pendant un moment. Il paraît qu’il y a quelques jeunes hommes à ce moment qui y ont découvert leur sexualité; je suis bien contente d’avoir pu aider avec ça. (Rires)

Tu es une fille aux multiples talents musicaux, tu es aussi DJ dans certains établissements de Montréal. À quoi ressemble ton quotidien par les temps qui courent? Je mélange gig de DJ et production musicale pour d’autres projets et j’aime ça!

Tu donnes encore dans le vin? J’ai vu une entrevue où tu annonçais que tu te lançais dans le vin, un projet avec ton papa, je crois? Oui. Depuis 2016, tu peux retrouver nos vins sur les tablettes de la SAQ. Après beaucoup de travail, on a réussi à y faire rentrer nos vins, ce qui n‘était pas chose facile. On fait des vins qui sont très aromatiques, sur le fruit, secs, et surtout BIOS! Donc c’est bon pour la santé aussi! Notre rosé est encore là et notre rouge, le CRIANZA, vient de refaire son tour sur les tablettes; le blanc rentrera en 2019. Tu peux nous trouver dans la section Espace Cellier des SAQ Sélection de la province; tu n’as qu’à chercher l’étiquette avec les deux triangles « Bodega Villa d’Orta », un vin d’Espagne, d’une vallée au pied des Pyrénées, et fait par un Québécois!

Est-ce qu’on peut dire que la musique est ta passion et peut-être le vin ton gros projet de vie à long terme? Oui! Je l’espère en tout cas, c’est un domaine qui m’intéresse énormément, mais comme la musique; c’est plus qu’un projet pour moi, ça fait partie de ma vie au quotidien. Ce que j’aimerais pour le futur, c’est de passer plus de temps là-bas, en Espagne. En plus, notre vignoble se trouve à 2 h de Barcelone, et c’est l’une de mes villes préférées au monde alors oui!

Maintenant que ton album est en vente partout depuis la fin du mois de septembre, sur quoi travailles-tu présentement? Je travaille sur mon show solo, je prépare pour quelques « showcases ». Et le « work » continue sur d’autres projets musicaux à venir, comme le prochain album de Marieme et celui de Di Astronauts, qui devraient paraître en 2019. Je continue toujours de créer de la musique et je suis aussi toujours DJ les weekends. « Life goes on… »

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