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Alouettes, gentilles Alouettes!

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Il fallait vraiment hiberner il y a quelques semaines si vous n’avez pas entendu parler, dans tous les médias et chaînes spécialisées de sports, des Alouettes de Montréal. L’équipe montréalaise de la Ligue canadienne de football s’est offert un nouveau logo, une nouvelle image et un nouveau slogan, avec l’intention de « s’inspirer de son passé pour mieux modeler l’avenir ». Justement, question de s’inspirer du passé pour mieux regarder en avant, on vous présente une petite récapitulation des débuts de nos précieux ALS.

C’est en 1946 que le club de football des Alouettes de Montréal voit le jour, grâce aux efforts combinés de l’entraîneur Lew Hayman et de l’homme d’affaires Léo Dandurand. Les légendes pas si légendes indiquent que le nom de l’équipe fut choisi en l’honneur de l’escadron 425, la première escadrille canadienne-française de l’Aviation royale canadienne. C’est le surnom « Alouettes » qui lui fut donné, justement, en hommage à ces oiseaux natifs des tribus gauloises réputés pour leur grande ténacité et pour leurs vols en très haute altitude. Il semblerait aussi que ce fut le nom choisi par les fondateurs après avoir entendu des raquetteurs entrer dans le hall d’un hôtel du centre-ville de Montréal… ces derniers entonnaient la chanson éponyme si populaire chez les tout-petits. À cette époque, le club des Alouettes de Montréal pratiquait ses activités au stade Delorimier, dans l’est de la ville.

En 1949, l’année de leur quatrième anniversaire, les Alouettes de Montréal gagnent leur première coupe Grey. Les footballeurs l’avaient remporté par la marque de 28-15 sur les Stempeders de Calgary. Dans les années 50, les oiseaux se sont rendus trois fois en finale de la coupe Grey (1954, 1955 et 1956), ne mettant pas la main sur le trophée ultime, toutefois. Par contre, c’est dans ces années, en 1956 plus précisément, que le Canadian Football Council (qui deviendra, en 1967, la Ligue canadienne de football lors de sa séparation de l’Union canadienne de rubgy) a été mis sur pied.

Quelques années plus tard, c’est l’achat de Sam Berger par les Alouettes de Montréal en 1969 qui a sauvé la concession. Cette acquisition a donné lieu à des années prospères pour les ALS. Les années 70 se pointèrent le bout du nez et les joueurs étaient très talentueux, au début de cette décennie. En 1970, les chouchous de Montréal ont mis la main pour une deuxième fois sur la coupe Grey, grâce à une victoire de 23-10 contre Calgary. Puis vint la troisième coupe, en 1974. Grâce à une victoire de 20-7 sur les Eskimos d’Edmonton, les Alouettes ont remporté le gros lot.

Décennie plutôt bien garnie, les années 70 accueilleront également la quatrième coupe Grey en 1977, soit un an après que les Alouettes aient déménagé au Stade olympique, les célèbres Jeux ayant été tenus en 1976.

Après une absence de quelques années, c’est à la fin des années 90 que la Ligue canadienne de football revient à Montréal. Grâce à Bob Wetenhall et à Larry Smith, notamment, les ALS reviennent en ville et cette reconstruction débute en 1997. La cinquième coupe Grey pour les oiseaux a été célébrée en 2002, une première en 25 ans. Et s’il a fallu attendre un quart de siècle avant de mettre encore une fois la main sur les grands honneurs, la sixième et la septième coupes Grey arrivèrent assez tôt par la suite, soit en 2009 et en 2010.

Neuf ans plus tard, voilà que l’escadron 425 représente à nouveau le club de football montréalais. Souhaitons qu’il ne reste plus beaucoup de temps avant de pouvoir, une fois de plus, monter sur les plus hautes marches du podium…

(Article publié dans l’édition ##162 mars/avril 2019 – www.boutiquesummum.com)

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