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BARBERSHOPS : UNE HISTOIRE DE RASOIR

Chroniqueur Michael Thibault
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Pour gentlemen avertis

Avec un boom généralisé pour la barbe depuis le début des années 2010, la popularité pour les soins des poils faciaux a connu une forte croissance un peu partout sur la planète et le Québec n’est pas passé à côté de cette tendance. Avec des dizaines de salons de barbier ayant vu le jour à travers la province, on s’est dit que ça pouvait être bon de jeter un coup d’œil sur l’un des plus vieux métiers du monde.

Si vous êtes comme nous, il y a cinq ans, vous preniez sûrement votre rendez-vous chez la coiffeuse; c’était ainsi intégré dans votre routine. Toutes les quatre, cinq ou six semaines, c’était sensiblement la même chose. Un samedi matin, c’était : « Coucou Caroline! (Deux becs) V’là 20 piastres pis on se revoit dans un mois! »

Tranquillement pas vite, vous avez vu des salons de barbier ouvrir leurs portes dans votre quartier. Wow! Vous avez l’impression de revenir à l’époque de votre première coupe de cheveux avec votre grand-père (si vous avez 30 ans et plus, votre première coupe de cheveux était OBLIGATOIREMENT chez le barbier de votre grand-père!). Vous étiez intrigué. Et les commentaires et références sont arrivés à vos oreilles.

Vos collègues de travail et bientôt vos frères ont commencé à délaisser leur coiffeuse des 10 ou 15 dernières années pour aller se faire trimer chez le barbier. Quelques années plus tard, demandez à vos amis pour voir s’ils retourneraient à leurs anciennes habitudes capillaires… On est prêt à mettre un vieux 2 $ en papier au feu que non!

La renaissance des salons de barbier

Depuis le début des années 2010, le nombre de salons de barbier a rapidement augmenté un peu partout dans toutes les villes du monde. Alors que les barbes se faisaient plutôt rares dans les années 90-2000, un retour aux sources s’est rapidement déployé chez bon nombre d’hommes à partir de 2010 avec le port de la barbe bien fournie, au grand plaisir des plus poilus et à la grande déception des imberbes de ce monde. Au Québec, c’est plus ou moins depuis 2013 que ce retour aux sources a vraiment commencé à se faire sentir, selon le propriétaire du salon El Macho BarberShop à Québec, Brian Ospina.

Devant cette demande grandissante, plusieurs nouveaux salons de barbier ont vu le jour alors que d’autres, déjà bien en place, ont vu une importante augmentation de leur achalandage. Certains apprentis, voire imposteurs, se prennent pour des barbiers, mais plusieurs sont de véritables as de la lame et savent rendre hommage à ce métier empreint d’histoire. Rapidement, certaines « chaînes » de salons de barbier ont commencé à s’installer dans différentes villes, comme KRWN ou Les Barbares. Mais certains salons indépendants réussissent très bien à tirer leur épingle du jeu, comme c’est le cas pour le salon El Macho.

 

Selon le salon de barbier que vous choisirez, vous pourrez normalement avoir un service de coupe classique, du taillage et du traitement de la barbe, du rasage à l’ancienne et de différents traitements qui vous feront vivre une expérience différente d’un endroit à l’autre. Mais quelle est la différence entre l’expérience « barbershop » et celle plus traditionnelle chez la coiffeuse? « Aller chez le barbier ne se résume pas seulement à une coupe de cheveux ou de barbe faite par un professionnel qui se spécialise dans la coupe pour hommes exclusivement. C’est aussi une expérience de détente et une ambiance de ‘’machos’’ qu’on ne retrouve pas dans un salon de coiffure. » Comme disait l’autre : un homme, c’t’un homme!

Qui sont-ils?

Mais qui sont les barbiers d’aujourd’hui? La première image qui nous vient en tête lorsqu’on pense à un barbier d’hier, c’est généralement un homme d’une cinquantaine ou d’une soixantaine d’années, cheveux blancs ou poivre et sel bien taillés et patient. Aujourd’hui, les barbiers sont des jeunes hommes hyper renseignés qui sont tombés en amour avec le métier. « Ce sont des jeunes passionnés et qui ont beaucoup de style. Au Québec, il existe peu de formation, bien qu’il y ait quelques cours qui se donnent au privé. Par contre, la plupart du temps, les propriétaires de salons recrutent des jeunes avec des connaissances en coiffure pour hommes et leur donnent une formation de barbier sur place », note Brian Ospina.

 

Avec les hommes d’aujourd’hui qui aiment de plus en plus prendre soin de leur corps et de leur apparence, reste à voir quelles seront les nouvelles tendances capillaires des prochaines années et comment elles se traduiront chez ces experts de la coupe!

Les coupes les plus en demande

Au-delà de la barbe, votre barbier est aussi un fin connaisseur des coupes de cheveux typiques du bon barbier. Pour bien vous guider dans votre prochain choix de tête, voici trois classiques.

  • High and tight
  • Executive contour
  • Slick back

Deux questions que tous les hommes posent à leur barbier

Que faire si on a toujours des poils incarnés dans la barbe?

Ne pas raser sa barbe à contresens.

Que faire si on veut faire disparaître nos cheveux blancs?

Il existe teintures et shampoings, sinon en coupant les cheveux très courts ça peut également aider à les atténuer.

Bon à savoir

  • Entretenez votre barbe quotidiennement : peignez et nourrissez-la (pas avec de la vraie bouffe, mais avec de l’huile et du baume)!
  • Consultez votre barbier pour connaître les bons produits à utiliser.
  • Évitez de demander à votre barbier de vous saigner ou de vous arracher une dent.

(À lire dans l’édition #158 septembre/octobre 2018 – en kiosque le 31 août 2018)

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