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LES 9 DIFFÉRENTS TYPES DE JOUEURS DE HOCKEY

Chroniqueur Michel Bouchard
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Un peu d’humour sur la glace

Pour avoir une petite idée de ce qui peut se passer au sein d’une équipe de hockey, il suffit d’avoir joué quelques parties dans une ligue organisée ou d’avoir visionné un film comme Les Boys, Junior Majeur ou Slap Shot. Le hockey est un sport d’équipe où différents individus avec leurs traits de caractère propres, leurs habitudes de vie, leur amalgame d’émotions et leur niveau de talent doivent former un tout dans un but commun, soit de gagner. Comme on retrouve des individus qui sont tous différents au sein du groupe, il faut savoir accepter l’autre et faire abstraction de ses défauts pour le bien de l’équipe. Même si on retrouve une multitude de personnalités, il est malgré tout possible de classer les joueurs en neuf catégories distinctes. Dans quel type de joueur de hockey vous reconnaissez-vous? Il suffit de lire la suite pour le savoir!

Catégorie 1 : Le fragile

Le fragile se retrouve dans chacune des équipes de chaque ligue à travers la planète. Le fragile rate plusieurs matchs dans une saison et, chaque fois, c’est qu’il est vraiment incapable de jouer parce qu’il souffre trop. Il est du genre à s’autodiagnostiquer des lombaires aux ischio-jambiers en passant par les commotions cérébrales jusqu’aux microfractures, et il guérit miraculeusement de blessures graves en très peu de temps. Par exemple, s’il dit souffrir d’une entorse au genou, il ne pourra jouer le lundi, mais sera là dans une autre ligue le lendemain, en pleine forme. Il ne dispute pas un seul match sans qu’il ne s’écroule sur la patinoire en grande douleur. Au début, les gars s’inquiètent de ses sparages, mais après quelques matchs, plus personne ne va le voir quand il joue la grande tragédie grecque. Il aime beaucoup montrer ses blessures de guerre : des points de suture invisibles, des bleus de la grosseur d’un trente sous, des ampoules au talon et sa dent avec un petit éclat cassé. Il lui faut autant de temps pour revêtir son uniforme de hockey que pour installer ses nombreuses attelles orthopédiques et ses bandages élastiques. Il s’étire méticuleusement avant de jouer, sinon, il souffrira de trois hernies discales… encore!

Catégorie 2 : Le fatiguant

Le fatiguant est ce joueur qui commente chaque jeu, celui qui conseille les autres sur les stratégies avant les mises en jeu et le génie qui décortique chaque séquence avec une mémoire plutôt sélective où il se donne inlassablement le bon rôle. Le fatiguant a toujours une excellente raison pour ne pas avoir passé la rondelle sur une descente à deux contre un ou pour ne pas avoir été dans un coin contre le gros défenseur adverse en fin de période. C’est une grande gueule qui aime critiquer l’arbitre. Il voudrait être le capitaine, il se voit comme un meneur d’hommes, mais absolument personne d’autre que lui ne le voit comme un leader, loin de là. Même qu’il énerve la majorité des joueurs du club, surtout après les matchs, avec sa manie de venir jaser avec un coéquipier dans la chambre des joueurs, à poil, en posant le pied sur le banc. Et la poche au vent, à la hauteur de la tête de ceux qui sont assis, il exprime ses sentiments au sujet de cette partie que l’équipe vient de disputer. Il adore exhiber son anatomie et fait constamment des blagues douteuses à cet égard.

Catégorie 3 : Le siffleux

Le siffleux n’est pas un vilain joueur et n’est pas non plus un mauvais gars, mais il possède cette capacité particulière de se foutre complètement des performances d’équipe. Au terme d’une dégelée de 8 à 3, le siffleux conservera le sourire dans le vestiaire, fier de sa performance d’un but et de deux mentions d’aide. Comme son nom l’indique, il sifflera dans la douche en guise de démonstration que lui, il a fait son travail. Il est par contre déçu si son équipe gagne une importante rencontre par la marque de 3 à 1 et qu’il n’a pas récolté de point. Il est du genre à s’inventer des passes sur des buts où il n’a jamais touché à la rondelle et parle ensuite de sa séquence de matchs consécutifs avec au moins un point. Le siffleux pratique plusieurs sports et se débrouille bien puisqu’il est un athlète naturel, mais l’humilité n’est pas sa qualité première. À titre d’exemple, il est ce type de joueur de golf qui retrouve toujours sa balle rapidement même si elle semblait au cœur de la forêt ou au fond du lac. Il ramène des cartes de 81 régulièrement quand il joue avec d’autres, mais jamais sous 95 quand il joue avec vous. Le siffleux demeure un joueur important puisqu’il a le talent nécessaire pour aider son équipe à l’emporter.

Catégorie 4 : Le grand lent

Le grand lent porte un nom plus qu’approprié, puisqu’il répond précisément à ces deux attributs : il est grand et il est lent. Généralement plus âgé que le reste du groupe, il joue à la position de défenseur et il arrive à faire suer à la fois son gardien de but et ses propres coéquipiers, qui ont pas mal tous hâte qu’il prenne sa retraite. À l’entendre, il tient son bout et est encore capable de compétitionner avec les jeunes, mais ce n’est pas du tout le cas. Il s’estime investi de la mission de sauter sur la glace pour tous les désavantages numériques, même s’il a l’efficacité d’un bloc de ciment. Aucunement lucide sur l’état de sa situation, il raconte souvent à quel point il jouait dans des ligues plus fortes autrefois, ce qui est très difficile à imaginer pour tous les joueurs de l’équipe, même si ses épaulettes datent de l’époque de Mike McPhee, que ses gants ont plus de trous que la joue gauche de Brad Pitt et que son casque Jofa est le même que celui qu’utilisait Mats Naslund en 1987. Il est le seul à se mettre de l’Absorbine Jr. avant les matchs; en fait, il est le seul à savoir ce qu’est l’Absorbine Jr. Il va chez le chiro 1 fois par semaine, chez l’ostéopathe aux 15 jours, il se fait masser le matin des matchs et il pense à consulter une acupunctrice pour régler ses bobos de vieux. Sa femme l’accompagne à chaque partie.

Catégorie 5 : Le buveur

Le buveur est persuadé que fumer sa cigarette avant les matchs l’aide et cite continuellement Mario Lemieux et Guy Lafleur pour appuyer sa théorie voulant que ça ne nuise pas du tout à ses performances sur la patinoire quand on lui dit qu’il manque de souffle. Il est lazy sur la glace comme dans la vie. Il effectue des changements de ligne à des moments critiques alors que son équipe essuie un surnombre et il le fait lentement pendant que sur le banc, son coéquipier saute sur place tellement il a hâte d’embarquer sur la glace. En bout de ligne, il est déjà assis au banc lorsque l’adversaire marque et lance en riant qu’il n’était pas sur le jeu pendant le but et donc il n’a pas un différentiel de – 1. En fait, la seule statistique où il domine au sein de son équipe, c’est celle du nombre de bières qu’il s’envoie après les matchs. Il est celui qui a le plus hâte aux tournois dans d’autres régions puisque c’est là l’occasion parfaite pour passer toute une soirée à visiter les loges dans un bar de danseuses sans avoir à se justifier à sa femme en fin de soirée. Il est toujours très apprécié de ses comparses au sein du club. S’étirer avant les matchs? C’est pour les faibles ça, pas pour le buveur.

Catégorie 6 : Le vantard

Le vantard est toujours le premier à parler de ses exploits du passé. Il fait partie de cet impressionnant pourcentage de joueurs de ligue de garage qui avaient supposément tous les outils nécessaires afin de connaître une carrière glorieuse. Comme il l’a souvent raconté : sans cette blessure impromptue survenue à un jeune âge, il aurait assurément évolué dans la Ligue nationale de hockey, même si le plus haut calibre où il a joué est le Bantam BB à Valleyfield. Ironiquement, sa fameuse blessure ne semble pas handicaper le vantard outre mesure aujourd’hui et il s’avère qu’il n’est même pas le meilleur joueur de sa propre équipe. Le vantard achète compulsivement toutes les dernières nouveautés en ce qui concerne son équipement de hockey. Ainsi, il joue avec un hockey une pièce top niveau, le même que celui utilisé par Sidney Crosby et il s’assure de mentionner le prix très élevé. Ce n’est jamais sa faute s’il commet une erreur : ses patins ne sont pas assez aiguisés, l’arbitre n’a pas vu l’infraction à ses dépens, il a perdu un verre de contact sur l’échappée…

Catégorie 7 : Le naturel

Tout ce que le naturel fait sur la glace semble facile pour lui. Il fait gagner l’équipe, mais s’en balance totalement. Il vient jouer, ne parle pas trop fort, ne râle jamais contre les autres et fait son boulot de manière parfaite. Il a le coup de patin, il a les mains, il a le sens du jeu, il a le talent et il n’a même pas besoin de se forcer. Il ne regarde jamais les statistiques, il s’en contrebalance. Ce sont les autres qui le font pour lui. Il gagne le titre de joueur le plus utile à son équipe chaque année et ramasse son petit trophée l’air un peu gêné. Comme il a vraiment joué dans un calibre plus fort autrefois, il sait ce que cela implique et préfère ne pas se casser la tête en jouant entre amis sans avoir à performer. Il peut être invisible pendant la majeure partie d’un match et se mettre en marche lorsque cela s’avère nécessaire. Il se tient loin des échauffourées et garde son calme. Toutefois, le jour où il pète une coche et laisse tomber les gants, l’adversaire regrette de l’avoir poussé à bout.

Catégorie 8 : L’intense

L’intense est un joueur petit de taille, mais qui ne recule jamais devant rien. Il patine étrangement avec ses petits coups de patin secs et saccadés, mais parvient à tirer son épingle du jeu. Il est habile avec le disque, il aime montrer ses habiletés en faisant sauter la rondelle sur son bâton dans les échauffements d’avant-match. C’est un compétiteur, il est toujours à fond de train et se fâche contre ses coéquipiers quand ils ne fournissent pas l’effort. Il n’accepte pas les demi-mesures. C’est une tête de hockey qui connaît et maîtrise les systèmes de jeux et aimerait qu’ils soient appliqués dans la ligue de garage, mais il est le seul à y tenir. L’intense est un leader malgré son caractère bouillant. Il est toujours prêt à faire face à n’importe qui, même si le joueur adverse a la taille de Zdeno Chara et qu’il crache des flammes avec les yeux.

Catégorie 9 : La poule pas de tête

La poule pas de tête est celui qui joue n’importe comment et se fiche complètement des positions désignées sur la patinoire. Pour lui, il faut récupérer la rondelle, c’est tout ce qui compte. Il a commencé à pratiquer le hockey tard dans sa vie, de sorte qu’il n’a pas un riche bagage de connaissances de ce sport. En fait, il ne comprend pas tous les règlements inhérents au jeu de hockey, mais il s’en balance, il joue et s’amuse. Il dépense beaucoup trop d’énergie pour rien et ne dose pas. Il est celui qui va provoquer une mêlée générale avec des commentaires complètement déplacés à l’endroit d’un adversaire. À l’occasion, la poule pas de tête va épater la galerie avec une pièce de jeu absolument spectaculaire qu’il ne sera plus jamais en mesure de répéter dans le futur. Il est très dur sur son corps et finit les matchs avec des bleus partout. Il est celui qui est le plus en shape dans l’équipe.

(Article publié dans l’édition #154 mars/avril 2018 – www.boutiquesummum.com)

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