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MEGAN BRODEUR AU GPSV

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Le Grand prix Ski-Doo de Valcourt se tiendra du 8 au 10 février, au Circuit Yvon-Duhamel.

MEGAN BRODEUR EST CETTE JEUNE ATHLÈTE DE SNOCROSS QUI N’A RIEN À ENVIER À PERSONNE! NÉE AVEC UNE MOTONEIGE DANS LES MAINS (!), ELLE SE DÉMARQUE SUR LES PISTES DE COMPÉTITION ET ENCHANTE LA GALERIE AUTANT AU QUÉBEC QU’À L’ÉTRANGER. ENTRETIEN AVEC UNE JEUNE FEMME QUI A UNE TÊTE SUR LES ÉPAULES ET QUI COMPÉTITIONNERA JUSTEMENT À LA 37E ÉDITION DU GRAND PRIX SKI-DOO DE VALCOURT, QUI SE TIENDRA DU 8 AU 10 FÉVRIER PROCHAIN, AU CIRCUIT YVON-DUHAMEL.

Allô Megan! On est chanceux de pouvoir t’attraper. On peut dire que l’hiver a commencé un mois plus tôt que prévu (mi-novembre). Est-ce que ç’a pu avoir des avantages sur tes entraînements? (Rires) Certainement! De la neige en avance signifie faire de la motoneige en avance. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai pu commencer à rouler si tôt, probablement parce que ce n’est jamais arrivé auparavant! (Rires)

Tu es notamment connue pour tes performances autant en snocross qu’en motocross, tu as même remporté les premiers honneurs du championnat national de snocross l’hiver dernier, faisant de toi l’athlète féminine la plus en vue dans cette discipline en Amérique du Nord. D’abord, est-ce un titre lourd à porter lorsqu’on n’a que 18 ans? Je dirais que le feeling est tellement spécial, ç’en est inexplicable.

Tu as entamé cet hiver ta 8e année de courses de motoneige. J’aimerais que tu me racontes le moment exact où tu as eu la piqure pour cette discipline. Quand j’avais neuf ans, à Coaticook il y avait des courses dans mon village. J’ai fait ma première compétition en 120 là-bas et j’ai adoré! Même que je disais à mon père : « Mon ski-doo ne va pas assez vite! » (Rires) Puisque plusieurs modifiaient les moteurs et que j’avais un stock, moi aussi je voulais aller plus vite. (Rires) C’est pourquoi l’année suivante, j’ai commencé à faire les courses du circuit scm en 550 fan!

Et comment se déroule ta saison jusqu’à maintenant? Jusqu’à présent, je suis première au championnat avec une avance de 21 points. Après la prochaine course, nous serons à la mi-saison! En espérant que ça continue de bien aller!

Comment ça se passe les relations avec les autres coureuses? Vous vous entendez bien? Sont-elles devenues tes amies dans la vie de tous les jours? Je pourrais comparer ça un peu comme deux gangs de filles d’école. Ça clique avec quelques-unes et d’autres pas. Dans mon cas, j’aime créer des liens. Je préfère avoir des amies sur la piste plutôt que des ennemis. Malheureusement, ce ne sont pas des amies dans la vie de tous les jours. Avec la distance qui nous sépare, il est difficile pour nous toutes de garder bon contact.

Et avec les coureurs? Est-ce qu’il arrive que certains fassent preuve de discrimination? Aucunement! Le respect est là.

Parle-moi de ton entrée dans le ProAm. Comment ça s’est passé? À mon arrivée, je ne connaissais aucune fille. Je ne les connaissais que par la télévision, en fait. Vivre ça en vrai est complètement différent. À ma première compétition, à Lake Geneva, au Wisconsin, aux États-Unis, j’ai terminé deuxième en Pro Women. Depuis ce temps, je suis tout le circuit.

As-tu l’impression de vivre un rêve présentement? Ou ce n’est que la pointe de l’iceberg, tu crois? Mon rêve était d’être la championne dans les femmes et c’est encore mon rêve, défendre mon titre. Derrière tout ça se cache beaucoup d’efforts, de sacrifices et de détermination oui!

Tu disais en entrevue que tu souhaites aussi remporter les honneurs en motocross. Comment s’est déroulé la dernière saison, justement? Oui, c’est certain que j’adore le goût de la victoire peu importe le sport que je pratique. J’ai débuté ma saison de motocross assez forte avec de belles batailles pour la première position. Avec tout ça viennent aussi les chutes, malheureusement. J’ai eu de la malchance à quelques reprises, mais malgré ça, j’ai appris et je me suis classée 4e au championnat dans les femmes national de l’Est.

J’adore le goût de la victoire peu importe le sport que je pratique

C’est ton père qui t’a initié au motocross et à la motoneige. Il a même recommencé à compétitionner? Et ta jeune sœur Océanne a été initiée à ces sports aussi. D’abord, ton père. J’imagine que c’est en t’aidant à avancer dans cet univers-là qu’il a décidé de reprendre le volant. Ça doit te faire une belle fleur, non? Oui, mon père m’a initiée à ces deux sports. Ça fait deux ans qu’il ne fait plus de compétition, par contre. Il met plutôt son temps sur moi et ma petite sœur Océanne, qui elle course l’été en motocross.

Parlant d’Océanne, est-ce que son entrée dans ce beau monde-là vous a rapprochées toutes les deux? Est-ce que tu te considères comme un mentor pour elle, peut-être? C’est certain que ça nous unit, car on partage la même passion. Je suis en quelque sorte son mentor oui. Je lui donne des trucs et je pratique avec elle pour qu’elle s’améliore.

On se parle d’ailleurs aujourd’hui parce que tu seras présente au Grand prix Ski-Doo de Valcourt en février prochain. J’ai ouï-dire que la place des femmes au GPSV est de plus en plus importante? La classe Femmes est de plus en plus en développement. On aime ça. On veut de la compétition. Je crois également que les spectateurs aiment voir des filles qui sont elles aussi capables de « rider » une motoneige.

Qu’est-ce que ça représente comme évènement le GPSV pour toi? La maison de Ski-Doo. C’est jaune partout! (Rires) C’est là où toute la famille, les amis et le personnel BRP sont présents pour t’encourager en personne. C’est vraiment un bel évènement. On retrouve plusieurs disciplines au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt.

Est-ce l’un des rassemblements qui te rend le plus fébrile chaque année? C’est excitant! Voir tous les gens du Québec, ça fait du bien.

Tu t’entraînes beaucoup et tu poursuis présentement tes études au cégep. À quoi ressemble une semaine type dans la vie de Megan Brodeur? Comment entrevois-tu la transition vers l’université? Je fais partie du programme Sport-études, donc déjà là, ça m’avantage. J’ai deux fois moins de cours qu’un élève « normal », sinon, je n’aurais aucun temps pour mon sport. Ça veut donc dire que je vais passer plus d’années aux études à rattraper mon retard. Je ne sais pas encore ce que j’aimerais faire comme travail dans le futur, donc je suis présentement en train de faire du général et on verra pour la suite.

Combien de voyages à l’extérieur du Canada tu peux faire dans une année pour les compétitions ou autres évènements? Je voyage huit fois par hiver à l’extérieur du Canada pour mes compétitions.

Qu’est-ce qui te fait le plus triper quand tu es au volant de tes véhicules? Ça m’apporte une source d’adrénaline et ça, c’est difficile à battre. Les risques, la vitesse, les sauts sont toutes des sources d’adrénaline. J’adore mon sport.

Pendant l’hiver, prends-tu le temps quand même d’aller faire de la motoneige en sentier ou encore de te laisser aller en hors-piste? J’ai tellement une saison chargée que je ne trouve pas le temps pour faire autre chose. J’aimerais vraiment essayer le hors-piste. Qui sait, peut-être qu’après ma saison, je vais essayer.

Est-ce que ça attire pas mal les gars en général, le fait que tu es une pro? Ou ça les intimide, plutôt? C’est difficile à dire. Quand t’es plus vite qu’eux, je crois que oui! (Rires) Mon copain dirait que c’est attirant, surtout quand tu partages le même sport. Il n’y en a pas des tonnes de filles qui coursent, donc je crois que ça nous rend positivement différentes.

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi au cours des prochaines semaines, dis-moi? Au cours des prochaines semaines, je serai à ma piste pour pratiquer et au gym à la maison, et aussi chez Fonctions Optimum, lorsque mon entraîneur me coache! Je me prépare pour la prochaine round, qui se déroulera à Deadwood, au Dakota du Sud.

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