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ESSAIS CLINIQUES

Chroniqueur Jean-François Cyr
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Le Québec est un territoire de prédilection pour les essais cliniques depuis de nombreuses années. Le milieu pharmaceutique y est bien développé, tout comme le secteur de la recherche universitaire. Pourtant, cet univers reste flou pour la plupart des Québécois. Servir de « cobaye » en clinique est pour certains une source régulière de revenu. Sans dire que l’exercice est un métier, il fait pratiquement partie de leur mode de vie. Du moins, pour un moment. Pour d’autres, c’est une manière ponctuelle d’amasser des fonds, pour toutes sortes de raisons.

 

Chose certaine, participer à des tests cliniques est avant tout une question d’argent; c’est la compensation ultime afin d’accepter de troquer son nom pour un numéro. Le cash permet d’avaler la pilule, disons. En tout cas, aucun des quatre « cobayes » interrogés par SUMMUM n’a affirmé que son choix avait été fait au nom de la science…

L’appât du gain prime, voilà tout.

 

Une habituée

« J’ai participé à plus d’une douzaine d’études cliniques en quatre ans et je compte bien continuer, affirme d’emblée Hélène, 38 ans. Je suis toutefois très méticuleuse dans mes choix. Bien que les études peuvent rapporter jusqu’à près de 3000 $, je dépasse rarement 1000 $ de compensation. Ce montant correspond à mon avis aux études qui sont relativement hors de danger pour ma santé. »

« Je n’ai pas de problème à me présenter dans une clinique pour y passer quelques jours. Je suis traductrice. Mon métier me permet de travailler à l’extérieur du bureau. Que je sois à la maison, à l’étranger ou en clinique, ça n’a pas d’importance. Ces revenus additionnels m’ont permis de payer quelques formations, des cours de langue avancés ainsi que deux voyages en Asie et en Afrique du Nord. La seule chose qui m’importe, c’est de toujours douter des informations qui me sont offertes par les cliniciens ou dans les campagnes publicitaires. Il faut poser des questions, fouiller, s’informer. C’est ma santé qui est en jeu. Les essais cliniques, je vois ça comme un équilibre fragile entre l’industrie et l’humain… »

Une étape essentielle

La création d’un médicament pour soulager la douleur ou guérir la maladie chez les êtres humains requiert une série d’étapes, dont celle des essais cliniques sur d’autres humains.

La commercialisation d’un médicament peut prendre plusieurs années : recherche, conception, fabrication, essais sur les animaux et éventuellement sur les humains. Cette commercialisation implique donc trois phases d’essais cliniques qui sont déterminantes pour la vente éventuelle d’un médicament sur le marché.

« Les essais cliniques sont essentiels afin de déterminer si les médicaments, les méthodes diagnostiques et les procédures qui sont mis au point en laboratoire sont sécuritaires et efficaces auprès des patients », selon Roche Canada.

 

(Lire l’article complet dans l’édition #163 mai 2019 – www.boutiquesummum.com)

 

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