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Canada Paranormal Fantômes, monstres et mystères qui défient

Chroniqueur Alexandre Goulet
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Il y a, dans ce pays, une autre géographie. Pas celle des cartes routières ni des parcs nationaux, mais une géographie de l’ombre, tracée en pointillés par des siècles de témoignages, d’enquêtes inachevées et de phénomènes que la science refuse encore d’examiner sérieusement. Le Canada, avec ses forêts impénétrables, ses lacs sans fond, ses hivers qui avalent les hommes, est l’un des territoires les plus hantés de la planète. Et, pourtant, on en parle peu. Comme si l’air froid avait la propriété de geler aussi les mots.

 

Voici les cas qui font exception. Les histoires que les habitants murmurent encore. Celles qui ne se laissent pas ranger dans un tiroir.

LES FANTÔMES : L’AUTRE BILAN DES VIEUX MURS

Fort George, Ontario : Les soldats qui n’ont pas reçu l’ordre de partir

 

Niagara-on-the-Lake est une ville de cartes postales. Des maisons victoriennes, des vignobles, des touristes en vélo. Mais, sous cette surface propre se cache l’un des lieux les plus hantés du continent. Fort George, construit à la fin du 18e siècle, a servi de théâtre à certaines des batailles les plus sanglantes de la guerre de 1812. Des centaines d’hommes y sont morts dans des conditions atroces : infections, gangrènes, hypothermie, les membres arrachés par les boulets.

 

Depuis des décennies, le personnel du fort et les visiteurs nocturnes signalent des présences inexplicables. Des silhouettes en uniforme rouge traversent les pièces avant de disparaître dans les murs. Des bruits de bottes résonnent dans le couloir des casernes, à des heures où personne ne s’y trouve. Des capteurs thermiques installés par des enquêteurs paranormaux ont enregistré des chutes de température localisées à des points précis du bâtiment, sans courants d’air pour les expliquer.

 

Le phénomène le plus troublant reste celui du « soldat du tunnel ». Plusieurs visiteurs indépendants ont décrit, sans jamais se concerter, la même vision : un homme jeune, visage pâle, en tenue militaire d’époque, debout dans l’entrée du passage souterrain. Il ne dit rien. Il regarde. Puis disparaît. Les archives militaires attestent qu’au moins trois soldats ont péri exactement à cet endroit lors du siège de 1813.

 

 Le Manoir Dundurn, Hamilton : Lady MacNab refuse de partir

Le Château Dundurn, qui surplombe Hamilton depuis 1835, fut la résidence fastueuse de Sir Allan MacNab, premier ministre du Canada-Uni. C’est aujourd’hui un musée. Mais Lady MacNab, semble-t-il, n’a pas tout à fait accepté la reconversion de sa demeure.

 

Les employés du musée ont appris à ne pas s’étonner. Des objets se déplacent entre la fermeture du soir et l’ouverture du matin. Des parfums de lavande envahissent soudainement la chambre principale, sans source identifiable. Des visiteurs photographient des pièces apparemment vides, pour découvrir ensuite, sur leurs clichés, une silhouette féminine floue près de la fenêtre. Une femme de ménage a démissionné en 2019 après avoir vu, selon ses propres mots, « une dame en robe noire assise dans le fauteuil, qui me fixait sans bouger ». Elle n’a jamais remis les pieds dans le bâtiment.

 

 L’Hôtel Fairmont Banff Springs : Le concierge éternel

L’hôtel Banff Springs, dans les Rocheuses albertaines, est une forteresse de granit qui ressemble à un château écossais égaré dans la montagne. Ouvert en 1888, il a accueilli des têtes couronnées, des stars d’Hollywood, des milliardaires. Mais, son hôte le plus fidèle n’a jamais payé sa chambre.

 

La légende veut qu’un concierge du nom de Sam McAuley, mort dans les années 70 après des décennies de service irréprochable, soit tout simplement resté à son poste. Des touristes perdus racontent avoir été aidés par un vieil homme en uniforme d’hôtel, qui leur a indiqué leur chemin avant de disparaître au coin d’un couloir. Le personnel parle de portes qui s’ouvrent seules dans la salle de bal, de lumières qui s’allument dans des ailes condamnées, d’une présence bienveillante qui ne cherche pas à effrayer mais simplement à… demeurer.

 

 anadien de Roswell, avec cette différence que le gouvernement n’a jamais vraiment nié les faits.

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