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BOUNDARIES : la nouvelle petite bombe de Québec!

Chroniqueur Alexandre Goulet
Interviewé Olivier Roy
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Humble cerbère musical, je m’engage à vous faire connaître certains des meilleurs groupes de la province du Québec via de petites entrevues tenues avec ces derniers. Pour commencer, la petite bombe hardcore/punk Boundaries, tout droit sortie de Québec, vient nous parler de leur nouvel album, de partys et de leurs projets futurs.

Salut Olivier, content de pouvoir faire une petite entrevue avec toi! Pour commencer, pour ceux n’ayant jamais entendu parler de Boundaries, comment décrirais-tu ton groupe? En concert, pas reposant, imprévisible, des fois croche, mais toujours divertissant. En albums, on est un mélange d’influences hardcore et punk moderne avec un côté accrocheur, mais toujours abrasif. On essaie de mettre notre grain de sel sur ce que les gens connaissent déjà du hardcore/punk tout en étant le plus possible fidèle à nous-mêmes et sans vouloir recréer le passé à tout prix.

Présentement qui forment Boundaries? Cinq petits gars de la grande région de Québec, soit Louis Ladouceur (guitare), Maxime Maltais (voix), Antoine McNulty-LaSalle (guitare),  Alexandre D-Drouin (batterie) et moi-même, Olivier Roy (basse).

Vous êtes tout de même l’un des groupes les plus actifs de la scène locale québécoise – chapeau levé! Vous avez eu la chance d’aller faire une tournée en Europe avec Trash Talk et Deez Nut. Comment s’est déroulée l’expérience? Ç’a été une expérience très formatrice, je dirais. Oui, on a tripé, mais on a surtout beaucoup appris. Non seulement des autres groupes, mais aussi du « crew » qui fait rouler le tout chaque jour. De plus, on a réussis à avoir une réponse positive chaque soir d’un public qui n’avait aucune idée de qui on était et, pour nous, c’était ça l’important.

Vous allez bientôt sortir votre nouvel album, Turning Point. À quoi peut-on s’attendre de cet album? Y a-t-il eu une évolution musicale depuis votre dernier album? Pour nous, ce nouvel album est un pas en avant sur tous les aspects. Autant pour ce qui est du son, de l’exécution, de l’écriture de la musique et des paroles. Dans les deux dernières années, on a beaucoup joué ensemble et je crois que ça se sent. On avait beaucoup plus de contrôle sur la direction qu’on voulait prendre. On a aussi pris plus de temps en studio, ce qui a grandement aidé. En bref, les gens peuvent s’attendre à 10 « bangers » qui capturent mieux l’énergie et la « vibe » qu’on livre en show que tout notre matériel passé.

On n'est pas reposant, imprévisible, des fois croche, mais toujours divertissant!

Vous avez adopter une éthique très « DIY » pour cet album. Peux-tu me parler un peu de comment s’est déroulé le processus? En réalité, on fait tout par nous-mêmes depuis nos débuts et c’est très gratifiant, mais pour être bien honnête, c’est aussi par nécessité. On produit nous-mêmes nos albums, on « booke » nous-mêmes nos shows, on « designe » notre marchandise, on tourne nos propres vidéoclips, etc., et c’est beaucoup de travail, mais c’est aussi le fait d’être pratiquement autosuffisant qui nous permet de survivre.

Le spectacle de lancement de votre nouvel album est le 20 avril à la Coopérative Méduse de Québec. À quoi peut-on s’attendre de ce show? Quelle intensité de party sera atteinte lors de ce spectacle sur une échelle de 1 à 10? Ce sera le plus gros show tête d’affiche jusqu’à maintenant, ce qui est bien excitant. On va jouer chaque pièce du nouvel album et plus encore. C’est à ne pas manquer. Pour ce qui est de l’ambiance, j’imagine que les gens devraient être bien festifs. (Rires) De plus, chaque groupe invité ce soir-là sont de bons amis à nous, donc le party devrait atteindre un bon 12 sur 10.

Vous êtes reconnus pour les ambiances de vos spectacles et la grande énergie que vous dégagez. As-tu un moment qui te revient en tête et qui se démarque des autres? Beach Party, FEQ 2017 à L’Anti Bar & Spectacles. On avait construit une immense chaise de « lifeguard » pour mettre sur le « stage » avec un de nos chums dessus et acheté à prix ridicule des « pagosses » gonflables pour que les gens maudissent ça partout tout au long du show. C’était tout simplement mémorable, on s’en fait encore parler régulièrement.

Des projets de tournée (ou autre) pour la prochaine année? Après le lancement de Québec, on part avec Obey the Brave et Sharptooth pour quelques dates au Québec et en Ontario (8 au 11 mai). Nous serons à l’Impérial Bell le 6 juillet pour le FEQ. Ensuite, on attend quelques confirmations de tournées pour cet automne, mais rien dont on peut parler pour l’instant.

En tant que groupe émergeant dans un océan de groupes émergeants, trouves-tu qu’il est difficile de se démarquer? En effet, ce n’est pas évident. À mon avis, la seule chose à faire, c’est de travailler sans relâche sur ta musique et, avec un peu de chance, le reste va suivre. Je pense que, ce qui est encore plus difficile que de se démarquer, c’est de garder l’intérêt des gens.

L’esthétique qui entoure le groupe est vraiment bien ficelée, peux-tu nous en parler davantage? Pour vrai, il n’y a rien de vraiment calculé. On y va par essais et erreurs. On est loin d’être un band concept, mais, en effet, on a toujours accordé de l’importance à l’aspect visuel de notre projet. On essaie simplement d’appuyer notre musique avec des supports visuels intéressants et, surtout, on tente d’avoir du plaisir en le faisant. Par contre, c’est certain que d’avoir un chanteur qui peut exécuter rapidement et efficacement pratiquement tout ce dont on a besoin sur le plan visuel nous donne une grande liberté.

Qu’es-ce que tu penses de l’état de la scène alternative de Québec? On n’est pas la plus grosse ville, mais on ne se laisse définitivement pas marcher sur les pieds. Il y a des groupes qui se démarquent dans plusieurs styles et c’est le fun à voir. De plus, « shout out » à des établissements comme L’Anti et Exo Shop qui, depuis plusieurs années, supportent cette scène à bout de bras.

Des groupes locaux que les gens devraient surveiller? APES, Khox, Northwalk, Whitenails, Sudden Waves, les chums dans le fond!

Et pour le reste de 2019, à peut-on s’attendre? C’est certain qu’après la sortie de l’album, notre but, c’est d’être sur la route le plus possible. On a aussi plusieurs concepts de vidéoclips qu’on aimerait réaliser. Pour le reste, on va aller à la vitesse des opportunités qui se présenteront à nous.

Un dernier mot? Notre nouvel album Turning Point est sorti le 12 avril dernier, donc allez « spinner » ça en masse. Venez faire la fête avec nous le 20 avril à la Salle Multi. Et si vous voulez vous tenir au courant de ce qui s’en vient pour nous, allez faire un tour sur notre site internet. Tous les liens vers nos différentes plateformes sont là! Paix!

PETITES VITES

Trois albums que tu apporterais avec toi si c’était l’apocalypse?

  • Alexisonfire – Crisis
  • The Hives – Veni Vidi Vicious
  • The Black Keys – El Camino

Trois meilleurs condiments pour un sandwich?

Ce sont les sauces ça?

No Warning ou Cold World?

No Warning

Slayer ou Metallica?

Pas un gros fan de métal, mais Slayer.

Trois meilleurs albums punk?

Je ne ferai pas semblant que les classiques sont mes albums préférés. Je trouve que le punk est bien en forme dans les dernières années, alors allons-y avec :

  • Frank Carter & The Rattlesnakes – Blossom
  • IDLES – Brutalism
  • SLAVES – Are You Satisfied?

LIENS COMPLETS POUR SUIVRE BOUNDARIES

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